10 avril 2008

Gestion du temps...

On oublie vite...

Quand votre aînée est autonome depuis 18 mois et que les choses roulent presque d'elles mêmes, on a vite fait d'oublier ce que c'est que de s'occuper d'un nourrisson.

Belle entrée en matière! Toutes les heures d'une journée sont comptées: heures des biberons, heures de sommeil (celles du poupon et celles de papa et maman), heure de la brassée de couches, heure de ramasser tout ce qui traine, temps accordé à l'aîné, toilette du poupon, bain de l'aîné, etc... Heureusement, suite au choc de cette nouvelle réalité, j'ai lu quelques lignes dans un livre de puériculture qui m'ont interpellées...

Il ne faut pas compter. Il ne faut plus essayer d'intégrer les nouvelles tâches à l'ancienne routine. Ça cause trop de frustrations. À la fin de la semaine trois, j'ai essayé de me faire une liste de 5 choses à faire tous les jours. Au bout du jour trois, je me suis rendue compte que je n'arrivais jamais à passer à travers la liste des 5 choses quotidiennes à faire. Il y avait toujours autre chose qui devenait prioritaire, ou un imprévu, ou je ne sais quoi. Bref, je n'atteignait jamais mon objectif.

J'ai vite sentie que ma liste de tâches inachevées me donnait l'impression de ne pas être performante, de ne pas en faire assez, de ne pas être organisée. En fait, comme il est écrit dans le petit livre en question: « il ne faut tout simplement pas se faire de liste de choses à faire dans les 8 premières semaines. Tant que le poupon s'adapte à sa nouvelle vie, il faut tout simplement suivre son rythme et s'adapter à ses besoins et en faire sa priorité.» J'avais aussi oublié ça. Je le sais, mais j'avais envie que les choses roulent comme elles avaient l'habitude de le faire. Il faut surtout se rappeler que ces premiers mois, un peu chaotiques, sont vite passés et qu'ils ne reviendront plus jamais. On ne fait qu'avancer dans le temps et bébé ne fait que grandir et passé à une nouvelle étape de développement. Bref, malgré la fatigue et la désorganisation, il faut en profiter.

On se réveille un matin et notre enfant court jusque dans notre lit... Puis on se dit: «Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps, il ne marchait pas...»

En attendant, il faut savourer chaque instant. Ça paraît facile à dire, mais ce n'est pas toujours évident à faire. Surtout quand les nuits sont écourtées et que la fatigue se fait ressentir. Dans mon cas, il faut que j'écoute mon corps et que je me couche tôt. Parce que le problème majeur, il est là. Lorsqu'on est fatigué, on a moins tendance à voir les choses de façon positive.
Alors, je retiens: du repos, du repos, du repos...

J'ai lu que dans certaines sociétés, la famille immédiate d'une nouvelle maman: les filles aînées, les soeurs, les tantes et la mère de celle-ci s'occupent du bébé pendant 40 jours suivant sa naissance. La maman ne fait qu'allaiter le nouveau-né, faire connaissance avec lui et se reposer.

Dommage que je n'aille pas de soeur, que mes tantes soient des chipies insupportables et que ma mère soit au Mexique... Long soupir!

Ça va aller. Notre super famille nucléaire, nord-américaine, saura surmonter le défi!

25 mars 2008

L'histoire de ta naissance...


Par où commencer?

Commençons par parler du retard par rapport à la date prévue de l'accouchement. Officiellement, nous t'attendions pour le 6 mars. (Date d'anniversaire de ton grand-père paternel.) Officieusement, j'étais presque convaincue, ainsi que ma doc. ( et la plupart des gens à qui j'avais donné des nouvelles optimistes 2 semaines avant la d.p.a. ) que tu arriverais plus tôt. Mais non! Tu nous as tous déjoué. Et moi, sur la fin, j'ai souhaité qu'on provoque ta venue.

La raison pour laquelle on pensait que tu arriverais plus tôt est simple. À 38,5 SA, j'étais déjà dilatée à 2,5 cm et j'avais pas mal de contractions. Les jours ont passés et les contractions démarraient presque tous les soirs, sans jamais devenir régulières, ni plus intenses. Je finissais toujours par aller me coucher et elles passaient. Au petit matin, c'était le calme plat. Pendant 2 semaines, j'ai attendu comme ça. Quand la d.p.a. a été dépassée, je commençais aussi à être dépassée! Surtout que les contractions continuaient d'agir sur mon col et qu'à 40 SA, j'étais dilatée à 4,5 cm. Cependant, toujours pas de « travail actif ».

À mon rdv de presque 40 SA, on a parlé induction avec la résidente. Jeudi, le 13 mars, fut la date fixée. Puisqu'il n'y avait pas de raison médicale qui justifiait qu'on fasse l'induction avant 41 SA, je devais attendre une autre semaine à la maison. Je pense que les jours qui ont suivis, ont été les plus longs de toute ma vie. (Okay, j'exagère sûrement.) Je ne supportais plus l'attente et les soirées de contractions commençaient à être très agaçantes. En fait, je ne « m'endurais plus »! J'étais très déplaisante avec papa, très impatiente, irritable, le pactol quoi! J'avais trop hâte et chaque journée de plus me paraissait interminable.

Ma doc. à téléphoné le dimanche précédent ta naissance pour voir comment j'allais. Je lui ai dit que je n'en pouvais plus. Elle m'a dit que puisque tout allait bien, elle ne pouvait pas vraiment devancer l'induction. Puisque je la voyais le mardi, elle me dit qu'on allait voir à ce moment-là ce qui en était. Le mardi matin venue, on part pour le rdv avec tout ce qu'il faut pour l'hôpital. Je ne dirais pas que j'avais un pressentiment, mais si elle décidait de m'admettre à la maternité, on avait tout ce qu'il fallait avec nous. Comme de fait, une fois au cabinet, suite à l'examen, ma doc. m'annonce: « Tu es dilatée à 6,5 cm et complètement effacée. Je téléphone à l'hôpital pour voir s'ils peuvent te prendre. » C'était la journée parfaite pour accoucher. Il faisait beau, la maternité était tranquille et on était plus que prêts à t'accueillir! Le plan, c'était de crever mes membranes à l'hôpital pour déclencher le travail le plus naturellement possible. De toute façon, le travail était pas mal avancé.

On arrive à l'hôpital vers 11 h et vers 11 h 30 la résidente vient crever mes membranes. Je marche dans le corridor pendant plus d'une heure, mais rien ne se déclenche vraiment. De temps en temps en fait du monitoring pour voir si tu vas bien... Tout baigne. Vers 13 h 30, ma doc. arrive avec la résidente. « Et puis ? » « Moi je suis prête pour le plan B » ai-je dit déterminée et toujours aussi impatiente. « OK. On va commencer avec la dose minimale d'hormones pour voir comment tu réagis.» Cinq minutes plus tard, c'était parti!

Au bout de 10 minutes, on me demande d'évaluer la douleur des contractions sur une échelle de 10. Au bout de la quinzième minute, les contractions sont à 5/10, mais chaque fois que j'ai une contraction elle est plus intense et plus rapprochée de la précédente. Au bout de 25 minutes, (à peu près) je demande l'épidurale. On m'examine, je suis à 8 cm déjà. On appelle l'anesthésiste, mais j'entends ma doc. dire: « Je ne sais pas si on va avoir le temps. » M. Épidurale arrive et m'enfonce l'aiguille dans le dos entre 2 contractions. L'effet est immédiat, je retrouve un large sourire! Ma doc. dit: « On va te laisser une petite pause...» Une vingtaine de minutes plus tard, elle revient, m'examine et m'annonce: « Super, on est prêt à pousser! » Je suis toute là! Pas de respirations haletantes et de douleur à gérer. Je peux me concentrer sur les poussées. Mon petit bonhomme, ça n'a pas demandé beaucoup d'effort de ma part, parce que j'ai poussé à peu près 5 fois et tu étais dans mes bras! C'est papa qui t'a sorti et posé sur mon ventre. Quel bonheur immense d'enfin t'avoir avec nous!

Il était 3h35, mardi le 11 mars. En tout est partout, ta naissance aura pris 2 petites heures. Bon, d'accord, j'ai eu un peu d'aide. J'espère que je ne t'ai pas trop brusqué. Quand papa t'a posé sur moi, je t'ai senti tout humide et chaud. Tout de suite, j'ai su que tout allait bien en t'entendant pleurer et en te voyant tout rose. Un gros bébé de neuf livres en pleine santé. Ton papa et moi étions si heureux de t'accueillir. Tu es resté sur moi tout le temps qu'on s'est occupé de ma « zone ». En fait, tu ne m'as pas quitté une seule seconde pendant le séjour de 48 heures à l'hôpital. On a fait connaissance et je t'ai bien sûr trouvé beau, doux, merveilleux et j'étais assez béate, je dirais même que j'étais sur un nuage...

Pas d'anicroches, pas de pépins à signaler. Un accouchement de rêve et un retour à la maison émouvant et très attendu. « C'est le premier jour de ma nouvelle vie » me suis-je répété à l'hôpital. La vie ne pourra jamais plus être la même, maintenant que tu es avec nous. C'est ce que j'entends par nouvelle vie... C'est le début d'une histoire d'amour. C'est le début de ta vie mon petit bonhomme.

Les étoiles sont bien placées mon cadeau du ciel. Elles te protègent...

16 mars 2008

Tu es là! Pour vrai!

Je n'entrerai pas tout de suite dans l'histoire de ta naissance, parce que je veux prendre le temps de bien la raconter... Mais tu es enfin avec nous mon petit garçon d'amour! On jubile, on y croit pas, on s'émerveille, on t'aime!

05 mars 2008

Date prévue d'accouchement...

C'est demain. Demain, le 6 mars 2008, la date prévue pour l'accouchement. Il y a maintenant 40 semaines pleines que tu te développes en moi. Je pensais bien que tu allais arriver ce weekend. Je me suis trompée. J'étais tellement prête. Tout le monde appelle et email pour savoir si tu es arrivé. Toujours pas.

Lorsque j'ai vu la résidente hier, j'étais à 4 cm. Elle pouvait toucher ta petite tête. On a pris un rdv pour une induction le 13 mars. Je n'ai pas peur, parce que j'ai trop hâte, mais je pense bien que tu devrais arrivé avant. Je l'espère. Plus de bouchon muqueux, contractions fréquentes; elles doivent maintenant devenir régulières. J'ai la drôle d'impression que mon ventre est plus petit. En fait, puisque ma bédaine est très basse, elle est beaucoup moins proéminente. Je te sens très bas dans mon bassin. Tu bouges encore très bien. Tu dois être tellement à l'étroit là-dedans, t'as pas envie de t'étirer un peu? Pousse petit garçon!

Cette fin de grossesse ne ressemble pas trop à la grossesse de ta soeur. J'arrive pas vraiment à comparer les signes. À part la perte du bouchon, je n'avais pas autant de contractions. Tout était arrivé d'un coup, 4 jours à l'avance. Je ne suis pas arrivée à l'hôpital dilatée à 4 cm. Dans ce cas-ci, j'ai peur de ne pas reconnaître assez rapidement le vrai travail, étant donné que j'ai souvent des contractions, je sais qu'elles agissent, mais elles ne sont pas trop douloureuses. Je me fais quand même confiance...

Voilà où on en est poussin... Toi, tu comprends quoi de ce qui se passe? Ton papa pense que c'est toi qui décide du meilleur moment pour sortir, moi, je suis pas certaine. Dommage. Tu ne pourras pas nous le dire, mais c'est pas très grave... Ton grand-papa aimerait bien que tu te pointes demain. Si c'est le cas, vous partagerez la même date d'anniversaire. Il serait tellement fier. Tu vas voir, c'est quelqu'un ton grand-père.

29 février 2008

Contractions...

Tiens, pourquoi ne pas écrire dans ce journal entre 2 contractions.

Je pensais que tu arriverais aujourd'hui petit garçon. Depuis mardi, j'ai beaucoup de contractions, surtout la nuit. Pas encore régulières, pas trop douleureuses, mais je sais qu'elles font leur travail. Mardi, j'étais dilaté à 2,5 cm et mon col avait beaucoup raccourci. Hier, j'ai perdu mon bouchon muqueux, les contractions sont toujours irrégulières, mais lorsqu'elles sont un peu plus intenses, je note l'heure sur un bout de papier, au cas où il s'agirait du vrai travail.

Selon ma doc, mardi, j'en avais encore pour 4 jours: maximum! Quatre jours, ça nous amène à demain, samedi le premier mars. C'est sûr que je me suis accrochée à cette idée-là. Quatre jours maximum. C'est excitant, c'est motivant de savoir qu'il reste si peu de temps... Eh bien les trois derniers jours ont été vraiment longs. Je veux bien être zen, mais pour moi, il s'agit d'un décompte, alors... je compte.

Je compte mes pas, je compte ce que je mange, je compte les contractions, je comptes les écoulements, je compte les heures de sommeil, je compte tout! Je lave les planchers, passe l'aspirateur, marche à l'extérieur, j'ai même eu recours à la méthode italienne dans l'espoir que le travail se déclenche jeudi soir... J'aurais tant souhaité que tu arrives le 29!

Même si tout semble évoluer normalement, j'ai de la difficulté à rester calme et à attendre patiemment. Je te parle et t'incite à pousser et sortir de ton oeuf. Je mets les trucs sur le bord de la porte, je prévois mon départ éminent et j'organise tout... Mais tout ce qui se passe dans mon corps est un peu hors de mon contrôle... J'aurai beau visualiser mes hormones en train d'agir sur la dilatation de mon col... Pour le moment, ça n'a pas beaucoup d'effet!

Je pense que ce qu'il me reste de mieux à faire c'est de lâcher prise, d'arrêter de compter et de penser à autres choses qu'aux méthodes efficaces pour déclencher le travail. C'est une question de jours, ce n'est pas une éternité.

C'est normal d'être impatiente. L'es-tu aussi? Ce qui m'apaise toujours autant c'est de te sentir bien bouger et me chatouiller. Notre rencontre est peut être pour demain... N'est-ce pas merveilleux? D'ici là, si on ne quitte pas cette nuit pour l'hôpital, j'espère que je pourrai dormir un peu, parce qu'à ce rythme, les trois dernières nuits ont été très épuisantes. Je ne voudrais pas être exténuée après l'accouchement. Veille sur moi petit garçon et protège ta maman.

19 février 2008

Derniers jours...

Je sens que le jour « J » approche. Je ne suis pas superstitieuse, ni ésotérique, mais il y a une éclipse lunaire ce soir et une pleine lune le 21... J'ai hâte de voir s'il existe vraiment un lien entre le cycle lunaire et ce qui règle les cycles de la femme...

Suite à mon rdv de suivi de grossesse d'hier, j'ai pas pu faire autrement que de faire un bilan des 10 derniers mois, après avoir répondu aux questions de la résidente qui me voit depuis 3 semaines. Pas de nausée, pas de prise de poids importante, pas d'hypertension, jamais trop épuisée, pas de diabète, pas de rétention d'eau, pas de maux de tête, toujours de l'appétit, pas de maux de dos, pas de vergetures... Oui, ça semble trop beau pour être vrai, mais je ne peux pas m'empêcher de croire que cette grossesse, que je qualifierais de facile, vient mettre un baume sur la grossesse extrêmement difficile que j'ai vécu en 2005.

Petit garçon, j'espère que je pourrai écrire la même chose de l'accouchement. Ça reste à voir... C'est sûr que j'aimerais que ce soit à l'image de la grossesse, sans anicroche. C'est éminent, alors je pourrai en témoigner très bientôt. Je commence à faire un peu de visualisation, pas souvent, mais je me sens prête. J'ai si hâte de te prendre dans mes bras. Tu bouges tellement et tu es tellement fort. Ça m'impressionne beaucoup et je ne peux surtout pas ignorer tes galipettes! Je sais que ça va me manquer une fois que tu seras avec nous.

Pour moi, c'est aussi la dernière grossesse. Alors, j'ai un petit deuil de cette belle expérience à faire. Je n'ai bien sûr aucun regret petit être d'amour. J'estime avoir été assez déterminée dans le processus. J'aurais pu me décourager, puisque j'ai connu 2 « épreuves » difficiles avant d'être enceinte de toi. Dans quelques années, je pourrai faire une nouvelle analyse de cette période de ma vie familiale et peut être avoir un regard plus sage et plus détachée... on verra.

Pour l'instant, je t'attends. Sagement et calmement.

07 février 2008

1 cm

Le travail se fait tranquillement et précocément. Suite à mon examen de mardi, j'ai appris que je suis déjà dilatée à 1 cm. Je le sentais que ça travaillait pas mal, mais je ne m'attendais pas à ça... si tôt. Je dois dire que ça m'a un peu énervée. J'aimerais que t'arrives pas avant 38 semaines. M'semble que 36, 37 semaines, c'est tôt. Je ressents de mieux en mieux les contractions. Au début c'était flou, mais plus les jours passent, plus ça devient clair que c'est ça. Ça commence par le diaphragme qui se contracte, puis le bas du ventre qui suit. Ça dure à peu près 30 secondes, puis ça arrête. C'est heureusement irrégulier. Ça arrive de 5 à 10 fois par jour. J'ai l'intuition que le prochain signe important de travail sera la perte du bouchon muqueux: comme pour la grossesse de ta soeur.

Tout est enfin prêt. Ta chambre, notre chambre. Le berceau est à côté de notre lit. Je pense que tu y dormiras les premières six semaines. Il ne reste plus qu'à faire une petit ménage du camion. Déplacer le siège de Nanou et placer le tien. C'est excitant et en même temps je souhaite que tu prennes encore ton temps pour te faire tout beau! Fais-toi tout rond avec de belles joues bien dodues!

J'ai si hâte de te voir mon petit garçon. Même si tu es là depuis plus de 9 mois, je ne réalise pas encore très bien ce qui s'en vient. Je suis impatiente et nerveuse à la fois.

À très bientôt, mon cadeau du ciel!

03 février 2008

Presque 2 semaines plus tard...

J'arrive pas à finir la «maudite» valise pour l'hôpital! La tienne est prête, mais pas la mienne. Je pense qu'il y a un peu de superstition de ma part derrière tout ça. Je ne suis pas prête mentalement, alors j'arrive pas à finir la valise. C'est pas très grave! Je vais y arriver bientôt.

Sinon, le congé de maternité a commencé jeudi dernier, le 31 janvier. Pour l'instant, j'ai l'impression d'être en long weekend, mais bientôt, je vais réaliser que je suis à la maison pour la prochaine année... Aaaaaaaaah! C'est fou! Pour ma dernière journée, mon équipe m'a invité au resto et j'ai reçu un beau cadeau et plein de beaux mots!

Ta chambre est prête petit garçon. Je vais mettre une photo de celle-ci en souvenir. Il reste quelques petits détails déco, mais le plus important y est!

Je veux bien profiter de ce temps pour moi avant ton arrivée. J'ai une très longue «to do list». J'aimerais bien avoir le temps de faire quelques unes des choses sur cette liste.

On est ensemble petit garçon, on fait nos derniers milles dans le même corps... Toi, es-tu prêt?

22 janvier 2008

34 demain...

Salut mon poussin,

Tu auras 34 semaines demain. Je suis si fière de nous! C'est drôle à dire, mais je ressens une espèce de fierté d'être arrivée à ce stade de la grossesse, sans trop de mal... Je suis fière de moi et de toi à la fois. Nous y sommes surement un peu tous les deux pour quelque chose...

15 janvier 2008

Mystère et magie de la grossesse...

Je dois te l'avouer, je ne cesse de m'émerveiller et de m'étonner de l'aventure de la grossesse. Même si beaucoup de sensations sont similaires à la première fois, d'autres sont plus intenses ou un peu différentes et c'est fascinant. Tu me sembles beaucoup plus actif et fort que ta soeur. À pareille date. Tu t'étires, on dirait que tu es déjà plus à l'étroit, tu gigotes toujours aux mêmes heures, comme si tu avais déjà tes petites habitudes. Tu es presque toujours placé de la même manière... Constater la vie en soi, la vie qui évolue, indépendante du reste du monde, ou presque, c'est à la fois merveilleux et mystérieux.

Ta soeur nous fait le coup de la régression ces temps-ci. Elle dit vouloir redevenir un bébé. Je sais que c'est normal et j'essaie de ne pas trop y accorder d'importance et j'essaie de voir à ces besoins. Elle est bien consciente que tu t'en viens. Elle veut aller dans ta chambre, se coucher dans ta couchette, s'asseoir dans ta chaise... Elle va peut-être bientôt me demander de retourner dans mon ventre... Qui sait? J'essaie de la rassurer déjà et je suis confiante que tout va bien se passer.

Il ne reste que du fine tuning pour ta chambre: décoration, rangement... Je dois préparer nos sacs pour l'hôpital aussi. Au cas où tu décidais d'arriver plus tôt que prévu... Petit conseil mon minet, attend au moins à la fin de la 37 semaines... Ça rassurerait ta maman!

Je t'aime...

08 janvier 2008

Tic, tac, tic, tac...

Petits stress, petites appréhensions. À l'approche de ta naissance, j'ai quelques petites peurs qui surgissent...

Rien de grave, surtout des questions qui me trottent dans la tête et beaucoup, beaucoup de curiosité. Je me demande comment l'accouchement va se passer, à quel moment est-ce que ça va survenir, où serais-je et avec qui? Le genre de question sans réponse, qui me traverse l'esprit, de plus en plus fréquemment.

Le seul moyen que j'ai trouvé pour apaiser ces petits stress passagers, c'est de respirer. C'est pas vraiment compliqué et ça marche. Beaucoup de choses semblent s'évacuer par le rêve. Des rêves angoissants et très intenses qui, je l'espère, ont pour fonction de libérer cette angoisse. Tu sembles être plus tranquille la nuit et t'adapter davantage à mon rythme. Ça, c'est une bonne nouvelle!

J'ai un besoin accru de voir des gens ces temps-ci, de faire des choses, malgré ma lenteur et mon énergie réduite. Je sais que les premiers mois de ta vie vont être très prenant et que je n'aurai probablement pas beaucoup de temps pour socialiser. Alors j'en profite!

Je me trouve très belle enceinte. De façon générale, je prends plus soin de moi, parce que ça me fait plaisir, mais aussi parce que j'aime mon corps. Je trouve ça beau la maternité. Je l'aime bien mon gros oeuf!

Papa et grand-papa ont commencé ta chambre hier. Ça me rassure... Au moins, si tu décides d'arriver plus tôt, la chambre est vide, alors on ne sera pas obligé de te mettre dans le débarras! Ta grand-maman Soso part en voyage pour 3 mois et demi demain. Elle ne sera pas là pour ta naissance. Ça me fait un peu quelque chose et en même temps, je comprends. Elle devra attendre au mois d'avril pour te voir.

Je me questionne encore sur l'allaitement. J'ai envie d'essayer à nouveau, même si je sais qu'il n'y a pas beaucoup d'espoir que ça marche mieux cette fois-ci. J'aimerais quand même pouvoir te donner, le peu que je peux te donner, si c'est possible... On va voir. Je vais demander de parler à une spécialiste à l'hôpital pour voir si on peut envisager quelque chose.

D'ici là, n'arrête pas de me chatouiller avec tes petites mains. J'aime tellement ça! Justement, on a un rdv de suivi dans 2 jours et j'ai un peu plus de questions à l'approche de l'accouchement...

Je pense à toi, je pense à toi... mon petit garçon.

02 janvier 2008

La vie devant soi...

Le congé de Noël est terminé. Ça a fait beaucoup de bien, malgré que j'ai perdu l'habitude d'être à la maison. J'avais parfois l'impression de tourner en rond. Le truc, c'est que quand on est enceinte de 31 semaines, les activités physiques commencent à être difficile à réaliser. Même si j'ai envie d'entreprendre plein de projets, mon corps ne suit plus comme je le souhaiterais et ça devient frustrant. Je dois toujours demander de l'aide pour porter des choses. Je dois m'asseoir souvent parce que mon dos me fait mal... À la longue, on emmagasine de la frustration. Il ne reste plus beaucoup de semaines, mais j'ai souvent l'énergie pour faire les choses, mais plus les capacités physiques.

Sinon, tout continue de se dérouler à merveille. Tu bouges tellement mon gigoteux! Je t'ai carrément baptisé ainsi. Mon gigoteux! Souvent le soir et la nuit, tu t'étires, tu pousses et le plus cool: tu me fais des chatouillis avec tes petites mains. C'est ce que je préfère! Je dors assez bien ces temps-ci. Il faut dire que je me couchais plus tard, alors je n'avais pas tendance à me réveiller autant à 3 heures du matin. Côté santé, je fais de l'anémie, alors j'ai des suppléments à prendre. C'est un moindre mal, mais je suis tellement pas bonne pour prendre des pilules, c'est le genre de truc que j'oublie tout le temps!

On parle de plus en plus de toi. Parce que les préparatifs deviennent un peu plus pressant, ta venue se concrétise. C'est cool et c'est fou en même temps. Ta soeur parle aussi beaucoup de toi. Avec mon bedon qui grossit pas mal, elle aussi se rend bien compte que tu t'en viens bientôt. J'ai hâte de vivre cette nouvelle vie à quatre. Papa devrait chercher du travail juste au printemps. On va voir... J'ai fait les premières photos de mon ventre ce weekend. J'ai envoyé mes voeux pour la nouvelle année au gens que je connais avec une belle photo de famille.

C'est vraiment la grossesse du bonheur mon petit garçon... Quelques semaines nous séparent... En fait, tu es en moi, on est ensemble, mais je parle bien sûr de ta vie extra-utérine... Ça s'en vient vite!

20 décembre 2007

Noël...

Dans une heure, je quitte le bureau pour les vacances de Noël. Ça va faire tellement de bien. Après une année de travail très chargée, 2 petites semaines de vacances, avant le congé parental qui approche, ça se prend plutôt bien.

Hier, j'ai passé une assez mauvaise nuit, probablement parce que je ne digérais pas trop bien le souper de Noël du bureau. Fondue à la viande, par desssus fondue au fromage, par dessus salade César... C'était un peu beaucoup. D'autant plus que ta grande soeur s'est réveillée au moins 4 fois, pour demander n'importe quoi... Ce matin, j'avais de belles barres sous les yeux. J'essaie de me consoler en me disant que c'est de l'entraînement...

Tu as plus de 29 semaines déjà. Le temps file. J'ai pas mal de petits projets pour mon congé, mais puisque la plupart sont des projets décos pour ta chambre, je suis pas mal motivée. Il me reste à terminer les cadeaux de Noël de Nanou et ensuite j'enchaîne avec tes peluches.

Côté santé, je me porte pas mal bien. Je commence à être un peu inconfortable à cause de la taille de mon bedon, mais disons qu'il n'y a rien de majeur. Je dors moins bien, je marche moins vite, je me fatigue facilement, mais je sais ce que c'est! Alors ça ne m'inquiète pas plus qu'il faut, puis je me ménage. Demain j'ai un rdv de suivi de grossesse et je vais avoir les résultats de mon test de glycémie. J'espère que tout va bien.

J'essaie de t'imaginer et je n'y arrive pas. Je n'ai pas d'image particulière qui me vient à l'esprit... Comme toutes les mamans, je l'imagine, je te souhaite beau... Qui souhaiterait le contraire? En même temps, je n'ai pas d'idéal. En fait, si! Je souhaite secrètement que tu sois aussi beau bébé que ta soeur l'a été. Pas que ce soit très important. Seulement, te voir, te prendre te sentir, c'est concret et j'ai si hâte de pouvoir le faire. Je suis curieuse et impatiente.

Je commence aussi à penser à l'accouchement et je ne me fais pas trop de scénarios. J'essaie seulement de prendre conscience que ça approche. Je ne me fais pas d'idées sur le déroulement et je n'ai pas de souhaits précis... Je n'ai pas de regrets par rapport à mon premier accouchement. J'ai choisi de ne pas avoir de plan de naissance, parce que je ne voulais pas avoir des attentes irréalistes et être déçue. Je suis plutôt du genre à suivre la vague et ça me convient très bien comme ça. M'adapter à la situation, rester calme, me laisser guider et me faire confiance. C'est ce que j'avais fait et c'est ce que je compte faire à nouveau.

Je vais essayer de prendre soin de moi dans les prochains jours. Pour moi, prendre soin de moi, c'est prendre soin de toi et ça me fait tellement plaisir. J'ai l'impression que le grand décompte est commencé, plus qu'une dizaine de semaines... Elles seront si vite passées!

11 décembre 2007

Doux bonheur...

7 mois! C'est le mois des compliments! Je suis juste assez enceinte pour que ce soit évident, mais pas encore trop grosse pour avoir l'air d'une baleine. On me dit souvent que je suis belle et je me sens belle. Pour le reste, ça va très bien, malgré que les nuits commencent à être un peu moins confortables.

Petit garçon d'amour... Quand tu gigotes et que je me caresse le ventre tu te calmes. Si j'arrête de caresser, tu te remets à bouger comme pour me dire de continuer. Ça me fait sourire. Est-ce que tu seras mon petit garçon colleux ? J'aimerais tellement ça... Plus que 7 jours de travail avant les vacances de Noël. J'ai si hâte de faire des trucs à la maison.

L'un des gros projets pour les vacances, c'est ta chambre. Y a pas mal de choses à faire, mais on a beaucoup d'aide. Ton grand-papa va montrer à papa comment faire le plafond et ta grand-maman va faire les rideaux pour tes fenêtres. Toute une commande. Je suis dans un trip patchwork! De mon côté, je vais embellir des meubles trouvés ici et là, puis fabriquer d'autres objets décoratifs.

Y a les préparatifs de Noël. C'est toujours quelque chose. Surtout quand comme moi, on aime offrir des cadeaux faits maison. J'ai l'intention de passer pas mal de temps à voir des amis pendant ce congé. Puis il ne restera que 4 petites semaines de travail en janvier avant le congé parental... Ça s'en vient si vite... Je ne réalise pas bien encore ce qui s'en vient. Heureusement, le temps fait bien les choses et plus ça approche, mieux je m'y prépare.

Je considère que c'est un privilège et un immense bonheur de t'avoir dans ma vie. Ta venue et tellement attendue. Je te désire si ardemment petit garçon. Je me sens si comblée par la vie.
J'ai hâte d'être en amour avec toi, comme je suis en amour avec ta soeur, ton papa, notre famille et tous les amis qui nous entourent... J'ai si hâte de te tenir dans mes bras et t'embrasser partout.

27 novembre 2007

Ça brûle...

Salut coco,

J'ai été affligée ce weekend par un violente crise de brûlements d'estomac. En fait, ça a commencé dans la nuit de dimanche. Les douleurs au ventre m'ont réveillés. Au début, j'étais un peu paniquée, parce que c'est jamais rassurant d'avoir des douleurs au ventre quand t'es à 6 mois et demi de grossesse. Je me suis vite rendu compte que ce n'était pas au niveau de l'utérus, mais bien de l'estomac que j'avais mal. Ça a brûlé quand même très fort, pendant plusieurs heures. Ça m'a empêché de manger lundi toute la journée...

Les choses semblent être plus ou moins revenues dans l'ordre aujourd'hui. Je mange, pas beaucoup, mais plus souvent et jusqu'à maintenant ça ne brûle pas. Je n'ai pas connu beaucoup de désagréments à date, alors ça m'a un peu fait peur sur le coup. Je ne reconnaissais pas ces douleurs, ça ne semblait pas venir de l'utérus... J'ai parfois de la difficulté à reconnaître les sensations... À part de sentir que tout est à l'étroit dans mon bedon, c'est difficile de dire si j'ai des contractions, si j'ai des ballonnements, si j'ai de la constipation ou des brûlures... c'est pas toujours évident. Je respire moins bien aussi. Tu grossis! Ça, c'est le point positif!

Ça m'a quand fait penser au travail prématuré et à l'idée que certains bébés arrivent avant la 40e semaine... Je te sens beaucoup tous les jours et je te parle souvent. Ce weekend, je t'ai demandé d'être patient. Je veux que tu prennes tout ton temps mon petit coeur. J'essaie de faire ce qu'il faut pour que ton développement se passe dans le meilleur contexte possible. Au meilleur de mes connaissances, je me ménage, me repose, mange, pense à toi, te parle, te caresse et fait ce qu'il faut pour que tu sois bien. Malgré tout, une maman s'inquiète parfois des choses qu'elle ne peut contrôler, comme certains malaises qui apparaissent subitement et qu'ils lui font faire un peu de mauvais sang... Heureusement, c'est passager.

Demain, quand mon énergie sera revenue, ça ira mieux...
Je t'aime.

22 novembre 2007

Je souffle...

Après plusieurs mois de durs labeurs, j'ai enfin l'impression de souffler. Que ça fait du bien. J'ai le temps de penser, de réfléchir, d'avoir des loisirs et de sortir avec ton papa. Je t'assure, il était temps.

Ta venue arrive à grands pas et le seul côté positif au fait que j'aie été très occupée au cours des derniers mois c'est que le temps a filé, filé et qu'il ne me reste plus que 9 semaines de travail avant mon congé parental. Je n'ai pas le sentiment que j'ai eu beaucoup de temps pour me préparer mentalement. Malgré le fait qu'il y a maintenant plus de deux ans que je t'attends. Tu arrives petit garçon et ta maman est un peu dépassée... La grossesse se passe tellement bien qu'à chaque fois que je le mentionne, je me sens superstitieuse. Je n'ose pas dire que c'est une grossesse parfaite de peur que ça change quelque chose. Je me contente de dire aux gens qui me le demandent: « Ça peut pas toujours aller mal ...» Tu me combles petit être, dans mon corps, dans ma tête et surtout dans mon coeur.

Je vis un sixième mois très épanouie, très en confiance où je me sens très forte. J'ai envie de faire des choses, j'ai de l'énergie, je me plains peu à part quelques sauts d'humeur de temps en temps. Tu bouges beaucoup maintenant et tu me réveilles parfois la nuit. Ta soeur sait que tu arrives bientôt et elle parle de plus en plus de toi. Elle t'inclus même dans son quotidien en disant que tu vas manger la même chose qu'elle, que tu viens avec nous et que maintenant, c'est elle, papa, maman et toi. Elle est très mignonne.

J'ai encore quelques appréhensions face au congé qui s'en vient, mais moins qu'à Nanou, puisque je sais ce que c'est. 50 semaines, c'est très vite passé. Il y a tellement moins d'inconnu que la première fois. Mes attentes sont beaucoup plus réalistes et par le fait même, je serai moins déçue. À la naissance de ta soeur, j'avais tellement de projets pour mon congé. Évidemment, je me suis trouvée bien peu performante de ne pas avoir pu faire le quart de ce que je pensais pouvoir faire. C'est à peu près là, la plus grande surprise. Comment un petit bébé, qui dort 16 heures par jour, fait-il en sorte qu'on puisse pas faire un seul truc pour soi? Mes attentes sont pas mal plus réalistes maintenant. Ça devrait jouer en ma faveur...

Je t'attends impatiemment et patiemment à la fois. J'ai si hâte de te voir la binette! Je t'imagine brun aux yeux verts. Comme ton grand-père Robert. On verra! Du coup, tu seras blond, bouclés avec des yeux bleus... Qui sait? C'est pas très important... Malgré tout, te savoir dans ma vie, c'est aussi t'imaginer, te désirer, faire un peu de projection (même si j'ai beaucoup de mal à faire ça) et réaliser chaque jour que ma vie va encore changer... pendant que la tienne commence...

08 novembre 2007

Un petit moment pour moi

Salut mon petit garçon,

Je suis à la maison aujourd'hui parce que la gastro est arrivée, via la garderie de Nanou. À date, ton papa et moi avons été épargnés, mais on prend pas mal de précautions. Vive le gel antibactérien! Ça me permis de faire une belle sieste cet après-midi, puisque je n'avais pas beaucoup dormi la veille.

Nanou est dans la baignoire, elle aime beaucoup s'y amuser. Papa la surveille. J'ai pas eu beaucoup de temps pour t'écrire ses dernières semaines, surtout à cause du travail. Je pensais que j'en serais sorti plus tôt, mais ça s'est étiré encore 3 semaines. Je tombe en phase de conception pour les trois prochains mois et je suis pas sortie du bois! Tout ça parce que ma charge de travail est énorme, elle serait énorme pour quiconque et pour une femme enceinte, qui rentre après ça journée et retrouve ses deux autres amours... Ça donne pas beaucoup de temps pour soi.

Mon seul souhait, c'est que tu n'en sois pas affecté. J'espère que tu es bien là ou tu es, à l'abri de la vie folle dans laquelle on vit. Une chance que ton papa travaille de la maison, ces temps-ci, au moins ses horaires lui permettent de faire les courses et le souper, ce qui allège la tâche pour moi. Je pense beaucoup à toi, je te sens gigoter souvent. Je me flatte la bédaine en imagineant que ses caresses te font du bien. Ça s'en vient vite. J'arrêterai de travailler probablement au début février. D'ici là, j'ai beaucoup à faire. Surtout me préparer mentalement à ton arrivée: à notre dynamique familiale qui va être chamboulée, à l'idée d'être à la maison, dans un contexte qui est nouveau, puisque quand Nanou est arrivée nous étions encore à Montréal... (ta soeur sort de son bain et court en criant: « Le petit ver tout nu qui court partout... »

En tous cas, je me suis promise de me mettre sérieusement à la méditation. C'est vraiment ce qui me fait le plus de bien et je sais que si je suis bien, ça ne peut qu'être bénifique pour toi. Je t'aime mon fils... Comme dit souvent ta soeur: Je t'aime pour toute la vie...

23 octobre 2007

Pause...

Salut mon p'tit chat,

Il y a si longtemps que j'ai envie de t'écrire, mais tant de travail et pas mal de fatigue. Je suis à peu près sortie de mon rush de fin de production. Ça n'a pas été facile et je pense que ça a affecté ma santé un peu. Mes tests de sang ont révélés que je suis limite anémique. Il faut dire que je n'ai pas beaucoup pris le temps de bien manger depuis quelques semaines et ce, malgré les suppléments vitaminiques.

Heureusement, tu te portes à merveille! Tu grossis bien, même un peu plus vite que prévu... La prochaine écho est pour bientôt et j'ai si hâte de te revoir. Ça y est, je te sens vraiment bien tous les jours, mes le petits coups que tu donnes ne sont pas assez fort pour que ton papa les sentent encore. Il a très hâte!

Cette grossesse est tellement facile et parfaite... En ce moment, mon ventre qui grossit à vue d'oeil commence à me créer quelques inconforts, mais c'est tellement rien. J'ai bon appétit et je me réveille souvent la nuit (une sur deux) pour manger ou tout simplement parce que je n'arrive plus à dormir. C'est sûr, c'est un peu fatiguant, mais ça me prépare à ce qui s'en vient.

J'ai hâte d'avoir plus de temps pour penser à toi, c'est bizarre d'écrire ça, mais c'est vrai! De préparer ton arrivée, chambre, projet, vêtements et tout le reste... Ça m'empêche pas de te parler intérieurement très souvent, de minoucher ma bédaine en pensant à toi et de t'aimer plus fort chaque jour...

05 octobre 2007

Mon fils...

Tu es un garçon! Tu es un garçon amour! Je le sais depuis mardi, mais je n'ai pas encore eu le temps de t'écrire. À cause de la fin de production au travail, qui me laisse juste assez de temps pour me coucher de bonne heure! Tu aurais dû me voir à la sortie de l'écho. Je n'en revenais pas! Tout c'est super bien passé. Toutes les mesures de ton petit corps sont toujours aussi bonnes. Tu avais exactement 18 semaines mardi. Folle de joie, le fait de te savoir un garçon m'a aussi étonné, en fait, comme dirait ton papa: «un peu challengée» parce qu'être la maman d'un petit garçon sera une nouvelle expérience.

Sachant ce que c'est que d'être la maman d'une petite fille, le fait que tu sois un garçon me rend très fébrile, excitée, intriguée, un peu insécure, mais tellement heureuse. Mon petit garçon d'amour... J'essaie de t'imaginer. J'ai toute sorte d'images différentes, mais souvent, je me rappelle le visage de mon petit frère. Probablement parce que c'est le premier bébé garçon que j'ai aimé dans ma vie... Tu te fais de plus en plus sentir tous les jours et ça me fait tellement plaisir. Même si le travail est très prenant, chaque fois que je te sens, je pense à toi et me répète que j'en ai que pour quelques jours encore. Ensuite, je pourrai prendre plus de temps pour toi. Ça veut dire du temps pour faire de la visualisation, du temps pour te parler, du temps pour faire un peu de projection...

Le matin suivant, j'ai offert des cigares en chocolat à mes collègues de travail. C'est peut être un peu cul-cul, mais je me sens si fière et si comblée de te savoir bien en santé. La grossesse se passe toujours aussi bien. Je te sais fort et je te sais avec moi. Tu m'aides beaucoup, tu me donnes de l'élan et une énergie d'enfer; une énergie puissante, qui me donne confiance et me pousse en avant. C'est le bonheur et l'amour qui me donne des ailes.

Mercredi soir, pendant mon insomnie de 3 heures du matin, un prénom m'est venu en tête, un prénom a intercepté mes pensées, sans avertissement. Je ne sais pas d'où il venait, mais tout de suite, je l'ai aimé. Ce prénom m'est venu à l'esprit et ça m'a paru un signe. Je lai partagé avec ton papa le lendemain. Je n'était presque pas surprise lorsqu'il m'a dit qu'il l'aimait: « que ce prénom avait de bonnes vibrations.» On s'est imaginé crié ton nom au super marché, quand t'allait t'éloigné un peu trop loin, le dire tout doucement dans ton oreille, quand on va te bercer tendrement... Petit garçon, tu es nommé, je pense. Je ne le révelerai pas tout de suite, par... superstition. Son étymologie est grec et ce prénom invoque pour celui qui le porte, la « protection de Dieu.» Je sais pas si c'est Dieu qui te protège mon petit chat, mais quelque part dans l'infini, il y a deux petites étoiles filantes qui veillent sur toi et toute une famille qui t'attend et qui t'aime...

Je t'aime mon fils...

14 septembre 2007

Je m'ennuie de t'écrire...

Salut p'tit amour. Je suis tellement occupée au travail, que je n'ai pas eu le temps d'écrire au cours des 2 dernières semaines. Ça ne veut pas dire que je ne pense pas à toi, au contraire, seulement je n'ai pas eu le temps de parler de l'évolution de la grossesse, comme j'aime bien le faire régulièrement.

Tout se passe super bien. Je suis encore plutôt fatiguée. Je me couche tôt, mais je fonctionne bien le jour et je ne suis dérangée par aucun symptôme désagréable. Je ne m'en plains pas, c'est sûr! Sinon, mon ventre grossit, malgré que je ne prenne pas beaucoup de poids. À pareille date, pour Nanou, je pesais 5 livres de plus. C'est pas énorme, mais je fais quand même attention à ce que je mange.

Je commence à songer à des prénoms. Pour moi, ta venue est tellement attendue, les essais furent soutenus au cours des deux dernières années et l'attente m'a parue longue. J'aimerais d'une certaine façon, que symboliquement, tu portes avec toi cette histoire de vie, qui te précède. Ton prénom aura sûrement un lien avec ta « préhistoire ». Bien sûr, il faudra que ton papa soit d'accord, mais je pense qu'on va attendre de connaître ton sexe, question de ratisser un peu moins large!

T'es allé aux pommes pour la première fois le weekend dernier. C'est une tradition, tous les ans, depuis maintenant... plus de 10 ans. P'tit Louis était là aussi. C'était très agréable, comme d'habitude.

Hier j'ai entendu ton petit coeur battre chez Caroline. (mon amie d'enfance et obstétricienne.) C'est moi qui l'ait guidé avec le Doppler, parce que je sais exactement où tu es dans mon ventre. En fait, depuis la semaine dernière, je te sens barboter et faire des espèces de soubresauts un peu brusques. Des fois, je te confonds avec des gargouillis digestifs, mais bientôt, il n'y aura plus de mélanges possibles. J'ai si hâte!

C'est la chose la plus merveilleuse de sentir la vie en soi. J'y suis pour pas grand chose, tu grandis tout seul et je ne décide de rien. C'est là qu'est le miracle et le mystère. Je peux t'imaginer comme je veux, mais tout est pas mal déjà décidé. Bien sûr, je prends soin de moi: je dors, je mange bien, j'écoute mon corps... Mais en ce qui concerne tout le bagage avec lequel tu naîtras, c'est un mélange tellement complexe d'inné, d'hérédité, de «préhistoire » que je ne peux prédire, de beauté de la nature et tout le reste... Tu seras unique, comme tous les individus le sont... N'est-ce pas quelque chose? C'est de ce miracle-là qu'il faut s'émerveiller.
C'est de ce miracle-là dont toutes les mamans rêvent! C'est de cette unicité précieuse que naît l'amour...