22 novembre 2007

Je souffle...

Après plusieurs mois de durs labeurs, j'ai enfin l'impression de souffler. Que ça fait du bien. J'ai le temps de penser, de réfléchir, d'avoir des loisirs et de sortir avec ton papa. Je t'assure, il était temps.

Ta venue arrive à grands pas et le seul côté positif au fait que j'aie été très occupée au cours des derniers mois c'est que le temps a filé, filé et qu'il ne me reste plus que 9 semaines de travail avant mon congé parental. Je n'ai pas le sentiment que j'ai eu beaucoup de temps pour me préparer mentalement. Malgré le fait qu'il y a maintenant plus de deux ans que je t'attends. Tu arrives petit garçon et ta maman est un peu dépassée... La grossesse se passe tellement bien qu'à chaque fois que je le mentionne, je me sens superstitieuse. Je n'ose pas dire que c'est une grossesse parfaite de peur que ça change quelque chose. Je me contente de dire aux gens qui me le demandent: « Ça peut pas toujours aller mal ...» Tu me combles petit être, dans mon corps, dans ma tête et surtout dans mon coeur.

Je vis un sixième mois très épanouie, très en confiance où je me sens très forte. J'ai envie de faire des choses, j'ai de l'énergie, je me plains peu à part quelques sauts d'humeur de temps en temps. Tu bouges beaucoup maintenant et tu me réveilles parfois la nuit. Ta soeur sait que tu arrives bientôt et elle parle de plus en plus de toi. Elle t'inclus même dans son quotidien en disant que tu vas manger la même chose qu'elle, que tu viens avec nous et que maintenant, c'est elle, papa, maman et toi. Elle est très mignonne.

J'ai encore quelques appréhensions face au congé qui s'en vient, mais moins qu'à Nanou, puisque je sais ce que c'est. 50 semaines, c'est très vite passé. Il y a tellement moins d'inconnu que la première fois. Mes attentes sont beaucoup plus réalistes et par le fait même, je serai moins déçue. À la naissance de ta soeur, j'avais tellement de projets pour mon congé. Évidemment, je me suis trouvée bien peu performante de ne pas avoir pu faire le quart de ce que je pensais pouvoir faire. C'est à peu près là, la plus grande surprise. Comment un petit bébé, qui dort 16 heures par jour, fait-il en sorte qu'on puisse pas faire un seul truc pour soi? Mes attentes sont pas mal plus réalistes maintenant. Ça devrait jouer en ma faveur...

Je t'attends impatiemment et patiemment à la fois. J'ai si hâte de te voir la binette! Je t'imagine brun aux yeux verts. Comme ton grand-père Robert. On verra! Du coup, tu seras blond, bouclés avec des yeux bleus... Qui sait? C'est pas très important... Malgré tout, te savoir dans ma vie, c'est aussi t'imaginer, te désirer, faire un peu de projection (même si j'ai beaucoup de mal à faire ça) et réaliser chaque jour que ma vie va encore changer... pendant que la tienne commence...

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