23 octobre 2007

Pause...

Salut mon p'tit chat,

Il y a si longtemps que j'ai envie de t'écrire, mais tant de travail et pas mal de fatigue. Je suis à peu près sortie de mon rush de fin de production. Ça n'a pas été facile et je pense que ça a affecté ma santé un peu. Mes tests de sang ont révélés que je suis limite anémique. Il faut dire que je n'ai pas beaucoup pris le temps de bien manger depuis quelques semaines et ce, malgré les suppléments vitaminiques.

Heureusement, tu te portes à merveille! Tu grossis bien, même un peu plus vite que prévu... La prochaine écho est pour bientôt et j'ai si hâte de te revoir. Ça y est, je te sens vraiment bien tous les jours, mes le petits coups que tu donnes ne sont pas assez fort pour que ton papa les sentent encore. Il a très hâte!

Cette grossesse est tellement facile et parfaite... En ce moment, mon ventre qui grossit à vue d'oeil commence à me créer quelques inconforts, mais c'est tellement rien. J'ai bon appétit et je me réveille souvent la nuit (une sur deux) pour manger ou tout simplement parce que je n'arrive plus à dormir. C'est sûr, c'est un peu fatiguant, mais ça me prépare à ce qui s'en vient.

J'ai hâte d'avoir plus de temps pour penser à toi, c'est bizarre d'écrire ça, mais c'est vrai! De préparer ton arrivée, chambre, projet, vêtements et tout le reste... Ça m'empêche pas de te parler intérieurement très souvent, de minoucher ma bédaine en pensant à toi et de t'aimer plus fort chaque jour...

05 octobre 2007

Mon fils...

Tu es un garçon! Tu es un garçon amour! Je le sais depuis mardi, mais je n'ai pas encore eu le temps de t'écrire. À cause de la fin de production au travail, qui me laisse juste assez de temps pour me coucher de bonne heure! Tu aurais dû me voir à la sortie de l'écho. Je n'en revenais pas! Tout c'est super bien passé. Toutes les mesures de ton petit corps sont toujours aussi bonnes. Tu avais exactement 18 semaines mardi. Folle de joie, le fait de te savoir un garçon m'a aussi étonné, en fait, comme dirait ton papa: «un peu challengée» parce qu'être la maman d'un petit garçon sera une nouvelle expérience.

Sachant ce que c'est que d'être la maman d'une petite fille, le fait que tu sois un garçon me rend très fébrile, excitée, intriguée, un peu insécure, mais tellement heureuse. Mon petit garçon d'amour... J'essaie de t'imaginer. J'ai toute sorte d'images différentes, mais souvent, je me rappelle le visage de mon petit frère. Probablement parce que c'est le premier bébé garçon que j'ai aimé dans ma vie... Tu te fais de plus en plus sentir tous les jours et ça me fait tellement plaisir. Même si le travail est très prenant, chaque fois que je te sens, je pense à toi et me répète que j'en ai que pour quelques jours encore. Ensuite, je pourrai prendre plus de temps pour toi. Ça veut dire du temps pour faire de la visualisation, du temps pour te parler, du temps pour faire un peu de projection...

Le matin suivant, j'ai offert des cigares en chocolat à mes collègues de travail. C'est peut être un peu cul-cul, mais je me sens si fière et si comblée de te savoir bien en santé. La grossesse se passe toujours aussi bien. Je te sais fort et je te sais avec moi. Tu m'aides beaucoup, tu me donnes de l'élan et une énergie d'enfer; une énergie puissante, qui me donne confiance et me pousse en avant. C'est le bonheur et l'amour qui me donne des ailes.

Mercredi soir, pendant mon insomnie de 3 heures du matin, un prénom m'est venu en tête, un prénom a intercepté mes pensées, sans avertissement. Je ne sais pas d'où il venait, mais tout de suite, je l'ai aimé. Ce prénom m'est venu à l'esprit et ça m'a paru un signe. Je lai partagé avec ton papa le lendemain. Je n'était presque pas surprise lorsqu'il m'a dit qu'il l'aimait: « que ce prénom avait de bonnes vibrations.» On s'est imaginé crié ton nom au super marché, quand t'allait t'éloigné un peu trop loin, le dire tout doucement dans ton oreille, quand on va te bercer tendrement... Petit garçon, tu es nommé, je pense. Je ne le révelerai pas tout de suite, par... superstition. Son étymologie est grec et ce prénom invoque pour celui qui le porte, la « protection de Dieu.» Je sais pas si c'est Dieu qui te protège mon petit chat, mais quelque part dans l'infini, il y a deux petites étoiles filantes qui veillent sur toi et toute une famille qui t'attend et qui t'aime...

Je t'aime mon fils...

14 septembre 2007

Je m'ennuie de t'écrire...

Salut p'tit amour. Je suis tellement occupée au travail, que je n'ai pas eu le temps d'écrire au cours des 2 dernières semaines. Ça ne veut pas dire que je ne pense pas à toi, au contraire, seulement je n'ai pas eu le temps de parler de l'évolution de la grossesse, comme j'aime bien le faire régulièrement.

Tout se passe super bien. Je suis encore plutôt fatiguée. Je me couche tôt, mais je fonctionne bien le jour et je ne suis dérangée par aucun symptôme désagréable. Je ne m'en plains pas, c'est sûr! Sinon, mon ventre grossit, malgré que je ne prenne pas beaucoup de poids. À pareille date, pour Nanou, je pesais 5 livres de plus. C'est pas énorme, mais je fais quand même attention à ce que je mange.

Je commence à songer à des prénoms. Pour moi, ta venue est tellement attendue, les essais furent soutenus au cours des deux dernières années et l'attente m'a parue longue. J'aimerais d'une certaine façon, que symboliquement, tu portes avec toi cette histoire de vie, qui te précède. Ton prénom aura sûrement un lien avec ta « préhistoire ». Bien sûr, il faudra que ton papa soit d'accord, mais je pense qu'on va attendre de connaître ton sexe, question de ratisser un peu moins large!

T'es allé aux pommes pour la première fois le weekend dernier. C'est une tradition, tous les ans, depuis maintenant... plus de 10 ans. P'tit Louis était là aussi. C'était très agréable, comme d'habitude.

Hier j'ai entendu ton petit coeur battre chez Caroline. (mon amie d'enfance et obstétricienne.) C'est moi qui l'ait guidé avec le Doppler, parce que je sais exactement où tu es dans mon ventre. En fait, depuis la semaine dernière, je te sens barboter et faire des espèces de soubresauts un peu brusques. Des fois, je te confonds avec des gargouillis digestifs, mais bientôt, il n'y aura plus de mélanges possibles. J'ai si hâte!

C'est la chose la plus merveilleuse de sentir la vie en soi. J'y suis pour pas grand chose, tu grandis tout seul et je ne décide de rien. C'est là qu'est le miracle et le mystère. Je peux t'imaginer comme je veux, mais tout est pas mal déjà décidé. Bien sûr, je prends soin de moi: je dors, je mange bien, j'écoute mon corps... Mais en ce qui concerne tout le bagage avec lequel tu naîtras, c'est un mélange tellement complexe d'inné, d'hérédité, de «préhistoire » que je ne peux prédire, de beauté de la nature et tout le reste... Tu seras unique, comme tous les individus le sont... N'est-ce pas quelque chose? C'est de ce miracle-là qu'il faut s'émerveiller.
C'est de ce miracle-là dont toutes les mamans rêvent! C'est de cette unicité précieuse que naît l'amour...

28 août 2007

Que tu es beau!

Quelle belle journée! La plus belle journée de l'année!!! Je t'ai vu petit être. Je t'ai vu ce matin.

Par une belle journée, (superbe) du mois d'août, j'ai pu voir que tu avais tous tes morceaux, même plus, les nouvelles sont plus que bonnes! Tout est normal: clarté nucale, taille et diamètre bipariétal, petit nez, petite bouche... tout est là!!! Tu étais super bien placé, ce qui a facilité l'examen pour la technicienne. J'avais un sourire béat sur la gueule et ton papa et ta soeur étaient là avec moi. Tu étais tout paisible, tu avais l'air si bien. Je n'ai pas le choix de te parler en utilisant le masculin, parce que pour l'instant, ton sexe est indéterminé.

Je me sentais assez sereine, même si l'expérience de la grossesse est souvent surréaliste; surtout au début. Ça me prenait ça pour être rassurée; et je le suis! Je me sens si légère, si gaie! Malgré mon vilain rhume attrapé à Paris, je me suis tout de suite sentie presque instantanément guérie! On va attendre les résultats officiels de Caroline, mais je suis très confiante...

C'est la grossesse du bonheur... Je ne voulais pas l'écrire trop vite, par peur de "jinxer" quelque chose... Maintenant, j'ose l'écrire: ça se passe à merveille! Presque pas eu de nausées, ça vaut même pas la peine d'en parler... Pas de fatigue accablante, de maux de tête ou autre. Je me croise les doigts, mais jusqu'ici ça va super bien!

Les vacances ont quand même été fatigantes. Les transports surtout: train, avion, c'est pas confortable. Ce fut quand même très agréable, même si ça n'a pas été de tout repos. Ça a vraiment valu la peine. J'ai pu décrocher du travail et vraiment penser à autre chose.

Maintenant, il faut que je passe un peu de temps avec ton papa... Il me semble que ça fait longtemps qu'on a fait quelque chose tous les deux... Juste tous les deux... Bien sûr, t'es partout où je vais, mais... t'es encore très discret, mon amour!

10 août 2007

Vacances...

C'est aujourd'hui qu'on part en vacances, pour la première fois en famille, de... quatre. En fait, tu es là, minuscule voyageur! Toi, tu ne te rendras compte de rien, mais pour moi, ce n'est pas rien! C'est le bonheur! Je suis extrêmement fébrile et j'ai beaucoup de difficulté à y croire. Je vais revoir mon ancienne coloc et amie, chez-elle, en Bretagne. J'ai si hâte de la revoir et de rencontrer son mari et son fiston.

On a eu notre première visite chez l'obstétricienne ce mercredi. On était à dix semaines pile de grossesse. L'examen c'est bien passé. On a pas réussi à entendre ton petit coeur, mais c'est normal à 10 semaines, surtout que j'ai l'utérus très profond, vers le bassin. Je ne m'inquiète pas trop. J'ai entendu le coeur de Nanou à 14 semaines et celui de bébé 2 à 12 semaines seulement.

Le vrai grand rdv, mon amour, c'est au combi-test. L'échographie de 12,5 semaines, au retour des vacances. Petit être... ça sera l'occasion pour toi de montrer à ta maman quelle vie t'anime! Je suis très impatiente de te voir. Les vacances vont me changer les idées et me permettre de relaxer... C'est ça l'objectif!

06 août 2007

Samedi 4 août: Ti-Lou

Mon meilleur ami est devenu papa, samedi le 4 août. En bref, tout semble s'être assez bien passé. Je n'ai pas eu tous les détails. J'ai si hâte de le voir ce petit garçon! J'ai si hâte de les voir tous les trois! J'espère que ce sera ce soir.

De mon côté, ça baigne. Je viens de manger un gigantesque burger et une montagne de frites. Je ne sais pas pourquoi, des fois, je n'ai pas beaucoup d'appétit et d'autres fois, j'ai si faim. J'ai un peu l'impression d'avoir été moins fatiguée ce weekend; c'est vrai que je me ménage. Dans deux jours, nous irons voir l'obstétricienne. J'ai plus que hâte!!! Je pense que je serai stressée. J'essaie de gérer mon stress, mais le premier trimestre on s'inquiète, je devrais plutôt dire, j'ai tendance à m'inquiéter. Ça été comme ça pour les autres grossesses aussi.

Je prends des petits moments dans la journée pour te parler, te féliciter, te demander d'être un(e) champion(nne). Je te demande d'être fort(e), d'être avec moi, de m'aider, comme j'essaie de t'aider, de désirer la vie autant que je désire la tienne. C'est drôle à dire, mais je n'arrive pas à l'exprimer autrement. Je ne pense pas avoir désirer quelque chose d'autre, aussi fort, de toute ma vie. Ton bouddhisant de père n'a sûrement pas la même vision que moi, mais il est différent et ça ne se passe pas dans son corps. Ça ne peut pas se vivre de la même manière.

Continue de me faire savoir que tu es là, par tous ces petits signes qui me rassurent tous le jours. J'ai si hâte de sentir ton petit corps bouger à l'intérieur du mien. Petit être, je t'attends...